Syndicat SUD

Collectivités Territoriales des Landes

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Communiqué SUD Collectivités Territoriales et Solidaires Fonction Publique

Contre la destruction du Code du Travail

et les attaques contre le service public

Dès cet été et en septembre, engageons le rapport de force !

 
Dans la ligne directe de son mandat du Conseil Fédéral, la Fédération SUD Collectivité Territoriale confirme mettre son énergie et sa détermination à construire le mouvement social contre le projet de destruction du Code du Travail et d’attaques contre le service public par le gouvernement Macron.
Ainsi, elle appelle l’ensemble des organisations la composant et les équipes militantes à s’engager dans les actions suivantes :
• Mobilisation et manifestation le 14 juillet à l’initiative du Front Social,
• Mobilisation (à l’initiative de SOLIDAIRES) le 30 août lors de l’Université d’été du MEDEF à Jouy en Josas (Yvelines).
• Manifestation et grève générale nationale le 12 septembre à l’appel de la CGT et de SOLIDAIRES.
Au-delà de ces rendez-vous importants, la Fédération SUD Collectivités Territoriales insiste sur la nécessité de construire la grève générale dès le 12 septembre en poursuivant les actions de grève et manifestations dans tous les secteurs les jours suivants, le 13, le 14, le 15... le 20/09 (à l’initiative du Front Social) et ce jusqu’à l’obtention de l’abandon des ordonnances prévues par le gouvernement Macron.
 

Le mois de septembre sera déterminant !

Engageons-nous donc tous les jours de ce mois dans l’action

et organisons-nous pour bloquer le pays !

 

Préavis de grève du 30 août 2017 ici

Préavis de grève du 12 septembre 2017 ici

 

       

 

Macron et les collectivités territoriales, et la fonction publique territoriale

"De profundis !"

 

En guise de "politique autrement", Macron restera probablement dans les annales présidentielles comme celui qui aura le plus utilisé cette vieille tactique gouvernementale : l'été est le moment où faire passer les pires mesures de régression sociale. Au passage Solidaires constate que toutes les organisations syndicales n'avaient pas été invitées à cette conférence nationale des territoires !

De 10 milliards de baisse des budgets annoncés pour les collectivités territoriales, Macron et Darmanin passent en un tour de parole à 13 milliards !

Une telle saignée, aggravée par la perspective de la fin de la taxe d'habitation, aura des conséquences multiples, toutes au détriment des usagers des services publics locaux et des agents publics.

Nous pouvons d'ores et déjà facilement imaginer que les élu-es locaux, soumis-es à ces décisions, envisageront soit la baisse des effectifs de la fonction publique territoriale (objectif -70 000 emplois), soit la hausse des tarifs (cantines scolaires, crèches, équipements sportifs...) et la poursuite de la disparition des services publics en zone rurale.

En dénonçant la taxe d'habitation comme un impôt injuste (ce qui est vrai), le président met en place un rideau de fumée.

La compensation de sa suppression programmée, prévue par l'état, cache en réalité en tour de passe-passe habile : ce sont les mêmes contribuables qui paieront cette compensation au travers des impôts d'état.

Cette réforme présentée comme donnant davantage de libertés aux collectivités locales, en réalité les étrangle financièrement.

Au détour d'une phrase, le président annonce le démantèlement du statut de la fonction publique en voulant différencier les hausses de la valeur du point d'indice par versant !

Celles et ceux qui n'avaient pas compris que la casse du code du travail était les prémices de la casse du statut de la fonction publique sont désormais éclairé-es.

Ces annonces nous confortent dans notre volonté de participer à un vaste mouvement social, du privé comme du public, pour la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, pour le code du travail et le statut des fonctionnaires, pour l'extension des services publics.

Le coup d'envoi sera donné le 30 août devant l'université du MEDEF à Jouy en Josas et, dans l'unité la plus large, le 12 septembre, partout en France.

 

Paris, le 18 juillet 2017.

Elections présidentielles : Ils attaquent notre temps de travail !

 

Baisse du temps de travail = progrès social

Depuis plus de 150 ans, le progrès social s’est construit sur la nécessité et la possibilité de baisser le temps de travail ; nécessité compte tenu des conditions déplorables de vie, et notamment de la santé des travailleurs-travailleuses. Possibilité compte tenu des progrès techniques et de l’accumulation de richesses.

Alors que le travail aliénait hommes, femmes et enfants 16h à 18h par jour, à raison de 6 journées par semaine avant 1848, sa durée s’est vue très progressivement diminuée au fil des années, grâce aux combats de la classe ouvrière et aux compromis « acceptés » par les patrons. Le seul moment où le temps de travail a augmenté, c’est durant la seconde guerre mondiale, par le Régime de Vichy.

En 1919 est instaurée la semaine de 48 heures, en 1936 la semaine de 40 heures, en 1982 la semaine de 39 heures et au début des années 2000, les fameuses 35 heures.
Entre temps s’est insérée l’idée folle et totalement surréaliste, en tout cas pour les dirigeants et patrons, de payer les salariés plusieurs semaines à ne rien faire : les congés payés !
Cette véritable « révolution » n’a pas été l’initiative de la classe dirigeante mais le fruit de combats et de mobilisations ouvrières, notamment durant le Front populaire !

La baisse du temps de travail, une nécessité sociale, un projet de société

La baisse du temps de travail, si nous la décidons et la maîtrisons, est un progrès social pour chacune et chacun d’entre nous en nous libérant de la contrainte du travail quelques heures par semaine pour nous reposer, nous cultiver, créer, passer du temps avec nos amis et notre famille, ne rien faire … la vraie vie quoi !

Dans le système productif capitaliste, nous, salariées et salariés, sommes contraint-e-s de vendre notre force de travail pour subsister. Le progrès voudrait qu’on en soit totalement libéré. Non seulement, notre société, ne le permet pas, mais génère des inégalités importantes en excluant une partie d’entre nous de l’accès à l’emploi : par le chômage et le temps partiel « subi » dont les femmes sont massivement victimes… tout en créant une pression à la baisse sur les salaires de celles et ceux qui travaillent … Sauf à changer de société !!

Collectivement, il est indispensable de permettre à toutes et tous d’accéder à l’emploi, seul moyen de subsistance aujourd’hui. Et c’est donc en travaillant moins, en décidant du sens de nos productions, en redistribuant les richesses que nous produisons, qu’on pourra travailler toutes et tous : c’est le partage du temps de travail.

Permettre l’accès de toutes et tous au travail, c’est également rendre possible le financement de notre protection sociale : la sécurité sociale, la retraite, etc.
Ces protections sont le fruit de notre travail. Ce sont les cotisations sociales inscrites sur nos fiches de paie. Nous en profitons toutes et tous lorsque nous et nos enfants sommes malades, au chômage où encore lorsqu’on atteint l’âge de la retraite.

Alors, oui, il peut y avoir quelque chose de paradoxal à vouloir se libérer du travail en baissant le temps passé au boulot tout en cherchant à ce que toutes et tous accèdent à l’emploi.
C’est bien cela la différence entre le travail (subi) et l’emploi (choisi) !

La baisse du temps de travail, un projet de service public

Dans de nombreuses collectivités territoriales, un discours réactionnaire est aujourd’hui porté par des employeurs qui comptent « remettre au boulot ces fainéants de fonctionnaires » en modifiant les protocoles sur l’aménagement et la réduction du temps de travail négociés et signés au début des années 2000. Beaucoup, surfant sur cette idée, s’amusent à comparer les pénibilités et vont jusqu’à dire que nous serions des privilégiés par rapport au secteur privé.
Ce qui est totalement réducteur tant la réalité du « privé » est plurielle et disparate.

Les droits des salariées et salariés sont très différents d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, d’une convention collective à l’autre.
De nombreuses conventions collectives sont d’ailleurs beaucoup plus favorables aux salariés que le droit des fonctionnaires territoriaux … comme par exemple dans le cochon, chez Fleury Michon, où les salariés sont aux 32H/semaines.

Des candidats à la présidentielle qui attaquent notre temps de travail

Cette volonté légitime et historique qu’ont les salariées et salariés de s’émanciper du travail se heurte depuis toujours au discours contraire d’une classe de privilégiés.
Ce discours est porté aujourd’hui par le MEDEF, par des candidats aux élections présidentielles et largement relayé par les médias de masse.

Ces 5 dernières années ont d’ailleurs vu un bon en arrière important en terme de droit , comme la « loi travail » imposée par le gouvernement malgré de grosses mobilisations.
Celle-ci donne les moyens aux patrons de toucher au Code du Travail et d’augmenter le temps passé au boulot !

Des candidats à la présidentielle pour lesquels il ne s’agit plus de travailler pour vivre, mais de vivre pour travailler, voire même de travailler pour travailler, rivalisent en propositions toujours plus rétrogrades !

Il n’y a qu’à lire les programmes des Fillon, Macron, Le Pen et autres … pour connaitre leurs intentions : retour aux 39h, allongement de la durée du temps de travail sur une vie avec le recul toujours plus important de l’âge du départ à la retraite !

La baisse du temps de travail, c’est possible !

 

La réduction du temps de travail, c’est :

  • Travailler moins pour vivre mieux, et plus longtemps,

  • Travailler moins pour travailler toutes et tous, et donc mettre fin au chômage et au temps partiel imposé,

  • Imposer que les progrès technologiques profitent à toutes et à tous,

  • Décider ensemble de la destination des richesses que nous produisons,

  • Décider ensemble de ce qu’il est nécessaire de produire ou pas !